• Mathilde ANTHOUARD

    Je dormais encore dans un berceau lorsque ma famille s’est installée à Brignais en 1982. J’ai grandi dans cette ville, entre mes copains de l’école Jean Moulin, le fauteuil de ma grand-mère à la résidence Les Arcades, les cours de solfège et de piano au bout du boulevard de Schweighouse, au sein de l’ancienne école de musique. Je me suis essayé(e ?) à une multitude de sports au collège Jean Zay, et ai même été la première fille de Brignais à intégrer une équipe masculine de football.

    J’ai suivi mes études de psychologie dans la région lyonnaise, en rentrant tous les week-ends à Brignais. J’ai bien connu le bout de la ligne de bus 10 et l’attente de mes parents sur la place de Saint-Genis, faute de transports jusqu’à Brignais…

    J’ai débuté la pratique du yoga à l’âge de 16 ans, événement qui est probablement à la source de mon éternel questionnement sur la relation entre le corps et la psyché. Dès l’âge de 17ans, je me suis engagée dans le champ du handicap avec des expériences en sport adapté, en camps de vacances pour enfants ou pour adultes, mais également auprès de personnes âgées en situation de dépendance.

    Après une première année de maîtrise de psychologie, j’ai poursuivi mes études en psychomotricité à Paris. C’est là que j’ai mis au monde ma fille, elle-même concernée par une maladie génétique rare.

    Je travaille aujourd’hui en tant que psychomotricienne, dans l’accompagnement des équipes et des familles ayant un enfant en situation de handicap. C’est cette double approche, à la fois professionnelle et personnelle, dans le champ de la petite enfance et du handicap, qu’il m’a été proposé d’impulser au sein de la liste Parlons Brignais.

    Ce groupe est véritablement prêt écouter et prendre en compte les besoins réels des plus démunis. N’est-ce pas à cela qu’on l’on voit la qualité d’une société ?